Chroniques d'un scybernéthicien [sotoBlogue]

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Tag - phénoménologie

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lundi 23 avril 2007

Vers la Première Révolution des Sciences de l'Esprit - Allan Wallace

Un exposé d'Allan Wallace (dans le cadre de conférences pour Google Tech) sur le sujet passionnant des sciences de l'esprit émergeantes. Une bonne vidéo pour se familiariser avec une approche scientifiquement cultivée des technologies de l'esprit, si l'on n'est pas rebuté par la langue anglaise.
Cette vision est en forte corrélation avec la scybernéthique(s) développant une conception pratique, mais aussi instruite et très sérieuse, couplant épistémologie réflexive et technologies spirituelles (contemplative technology), c'est à dire tout simplement de l'esprit, ici plus particulièrement inspirées du bouddhisme tibétain et mettant plus l'accent sur le travail intérieur de la personne que sur une relation objectivée aux machines informatiques.




> Je vous conseille de lire du même auteur : The Taboo of Subjectivity: Towards a New Science of Consciousness (sur Amazon.fr) dont voici un un compte rendu de lecture sur le site Automates Intelligents.

Journée d'étude "Développement, triomphe et déclin de la pensée cognitiviste en Allemagne (1800-1930)"

"Beaucoup d'historiens des sciences et de neurocientifiques tiennent les sciences cognitives pour une innovation récente de l'histoire de la pensée. Selon une thèse généralement admise sans discussion, le cognitivisme serait un programme de recherche sorti tout armé du crâne de certains penseurs de la côte est des Etats-Unis, férus de cybernétique, de théorie de l'information et de philosophie du langage. Le programme cognitiviste se serait ainsi brutalement substitué, au cours des années 1950, à un programme behavioriste jusqu'alors tout-puissant. Cette vision historique n'est pas seulement naïve et caricaturale : elle est tout bonnement intenable dès lors qu'on veut bien se donner la peine de prendre en considération l'héritage intellectuel du siècle précédent. Ainsi, il n'est pas trop difficile de montrer que les concepts, le lexique, les méthodes, les thèmes de recherche du cognitivisme sont en fait déjà largement en place et opératoires au 19e siècle, tout particulièrement en Allemagne. Comme les cognitivistes actuels, les psychologues allemands du 19e siècle affirment l'irréductibilité des phénomènes mentaux, tout en reconnaissant la nécessité de les analyser en regard des données neuroanatomiques et neurophysiologiques. Il existe à l'heure actuelle de nombreuses études biographiques ou thématiques consacrées à la psychologie et aux neurosciences. En revanche, bien rares sont les travaux susceptibles d'offrir une véritable analyse de la pensée cognitiviste, telle qu'elle s'est épanouie pendant plus d'un siècle dans le monde germanique. En particulier, on ne peut que déplorer le manque d'études comparatives et généalogiques qui permettraient de retracer sur le long terme la continuité et l'évolution des concepts cognitifs. Grâce à cette journée d'étude, on espère ainsi contribuer à combler une lacune historiographique et susciter une dynamique de recherche dans un champ historique encore largement inexploré. On s'interrogera tout d'abord sur la manière dont les idées cognitivistes se sont peu à peu imposées au début du 19e siècle pour former le cadre de travail de la psychologie allemande. On s'intéressera ensuite aux différentes manifestations de ce courant cognitiviste, en soulignant l'influence considérable qu'il a pu exercer sur la pensée allemande de l'époque. Enfin, il s'agira de comprendre les conditions historiques qui, dès la fin du 19e siècle, ont conduit au reflux de la pensée cognitiviste en Allemagne, et, partant, à son éclipse (partielle ou totale) sur la scène scientifique internationale pendant plusieurs décennies."

[source : courriel de la liste ECHOS du RISC], voir le menu RSS "Fluxus" sur cette page en bas à droite

Le saviez-vous ?! : le mot cybernétique, du grec kubernêtikê que Platon utilisait pour désigner le pilotage d’un navire, fut ensuite repris par le français André-Marie Ampère (1775-1836) pour dénommer "les sciences du gouvernement des hommes".