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  <title>Chroniques d'un scybernéthicien [sotoBlogue] - Tag - ars industrialis</title>
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  <description>Ce blogue s'intéresse à tous les sujets d'actualité concernant les sciences, notamment cognitives, et les nouvelles technologies dans leurs rapports avec l'esprit, le corps, la société et l'éthique.
Blog associé au site http://www.scybernethique.org/ sur le thème art, science cognitives et technologies informatiques et de l'esprit = ars scybernethicae.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Wed, 10 Sep 2008 12:39:03 +0200</pubDate>
  <copyright>Contenu sous contrat Creative Common A-NC-SA</copyright>
  <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
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  <item>
    <title>Invitation à signer la pétition d'Ars Industrialis - Faire attention, pour une nouvelle politique éducative</title>
    <link>http://chroniques.a-self.org/post/2007/05/31/Petition-Ars-Industrialis-Faire-attention-pour-une-nouvelle-politique-educative</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:6a84b75da0f724abaf62cd4ef5c4dca2</guid>
    <pubDate>Thu, 31 May 2007 11:16:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>soto</dc:creator>
        <category>Enjeux socio-cognitifs</category>
        <category>apprentissage et éducation</category><category>ars industrialis</category><category>attention</category><category>conscience</category><category>psycho-politique</category><category>pétition</category><category>télécratie</category><category>écologie des esprits</category><category>éthique</category>    
    <description>    &lt;br /&gt;
&lt;p&gt;Cette action fait suite à une première réunion consacrée au même théme pour
laquelle j'avais rédigé &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://chroniques.a-self.org/post/2007/05/01/Formation-et-destruction-de-lattention-Lavenir-de-nos-etablissements-denseignement-a-lepoque-des-nouvelles-industries-de-programmes-Ars-Industrialis&quot;&gt;
une annonce&lt;/a&gt; suivie &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://chroniques.a-self.org/post/2007/05/14/Enregistrements-de-la-reunion-Ars-Industrialis-du-12-Mai-2007-consacree-a-leducation-et-a-lattention&quot;&gt;
d'un billet&lt;/a&gt; pour signaler la possibilité pour les absents d'en écouter des
&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.christian-faure.net/2007/05/12/reunion-ars-industrialis-du-12-mai-2007/&quot;&gt;
enregistrements en ligne&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous invite donc cordialement à venir signer la pétition Ars Industrialis
&amp;quot;&lt;a href=&quot;http://sotoki.free.fr/petitions_ai/index.php?petition=1&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;&lt;strong&gt;Faire attention - pour une nouvelle politique
éducative&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&amp;quot; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://sotoki.free.fr/petitions_ai/index.php?petition=1&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://chroniques.a-self.org/public/images/attention_final_150.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;margin-top: 0; margin-right: auto; margin-bottom: 0; margin-left: auto; display: block&quot; /&gt;
&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
En résumé, cet appel critique les &lt;strong&gt;effets délétères et destructifs des
industries de programmes&lt;/strong&gt; (télévision, téléphones portables, jeux
vidéos, etc) sur nos psychismes, et tout particulièrement sur celui &lt;strong&gt;des
plus jeunes&lt;/strong&gt;, des plus vulnérables.  &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association Ars Industrialis, dont je suis membre, appelle la communauté à
signer et à diffuser le plus largement possible ce message afin d'inciter les
pouvoirs publics à un débat national, européen, voir mondial (se référer à
&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://chroniques.a-self.org/post/2007/05/20/The-Assault-on-Reason-Al-Gore-denonce-la-crise-de-la-raison-dans-la-politique-americaine&quot;&gt;
mon commentaire sur le dernier livre d'Al Gore&lt;/a&gt;, &amp;quot;The Assault on reason&amp;quot;)
concernant les enjeux essentiels d'une &amp;quot;&lt;strong&gt;écologie des esprits&lt;/strong&gt;&amp;quot;
pour le futur de nos sociétés hyper-industrielles.&lt;br /&gt;
Voici le début du
texte rédigé par les membres fondateurs de l'association
(dont Bernard Stiegler) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;&lt;em&gt;Appel de citoyens, de parents, d’éducateurs, d’élèves et d’étudiants au
Président de la République et à l’Assemblée Nationale.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Europe, « entre 1/3 et 2/3 des enfants ont désormais la télévision dans leur
chambre, selon les pays et les milieux sociaux (près de 75% dans les milieux
défavorisés en Angleterre). Ces chiffres s'appliquent aux enfants entre 0 et 3
ans ». (Cf Children and young people in their changing media environment, édité
par Sonia Livingstone et Moira Bovill, Erlbaum ed, Mahwah, N.J et Londres,
2001).&lt;br /&gt;
Aux Etats-Unis, dès l’âge de trois mois, 40% des bébés regardent régulièrement
la télévision, des DVD ou des enregistrements vidéo, la proportion passant à
90% à partir de deux ans : c’est ce qu’a révélé au début du mois de mai 2007
une enquête conduite par Frederic Zimmerman, publiée par la revue Pychiatrics,
confirmant les résultats d’une étude qui avait établi en 2004 que des bébés
exposés entre un an et trois ans aux programmes de télévision sont plus exposés
au risque de souffrir d’un déficit attentionnel (attention deficit disorder)
lorsqu’ils atteignent sept ans. (...)&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;gt;&amp;gt;&amp;gt; pétition Ars Industrialis &amp;quot;&lt;a href=&quot;http://sotoki.free.fr/petitions_ai/index.php?petition=1&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;&lt;strong&gt;Faire attention - pour une nouvelle politique
éducative&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&amp;quot; (version française et anglaise sur la même page)&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;A noter&lt;/strong&gt; : un débat public est prévu, le 23 juin 2007 au
théâtre de la Colline à Paris (20ième), pour &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.arsindustrialis.org/activites/cr/attention/23juin2007&quot;&gt;donner suite
à cet appel&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Si vous n'êtes pas complètement saturés par toutes ces informations
(overload-information), vos réactions et commentaires sont
toujours, bien sur, les bienvenus !  &lt;/em&gt;&lt;img src=&quot;/themes/default/smilies/smile.png&quot; alt=&quot;:)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.S. : Suite à un contact de Caroline Stiegler, j'ai eu le plaisir de pouvoir
me rendre utile en installant, un peu dans l'urgence, cette pétition en ligne
et en réalisant une proposition associée de visuel.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Enregistrements de la réunion Ars Industrialis du 12 Mai 2007 consacrée à  l'éducation et à l'attention</title>
    <link>http://chroniques.a-self.org/post/2007/05/14/Enregistrements-de-la-reunion-Ars-Industrialis-du-12-Mai-2007-consacree-a-leducation-et-a-lattention</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:4e916f0a47b2a15df221006002b40760</guid>
    <pubDate>Mon, 14 May 2007 03:52:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>soto</dc:creator>
        <category>Enjeux socio-cognitifs</category>
        <category>apprentissage et éducation</category><category>ars industrialis</category><category>attention</category><category>Bernard Stiegler</category><category>organologie</category><category>podcasting</category><category>psycho-politique</category><category>société de la connaissance</category><category>école</category><category>émancipation</category><category>évènement</category>    
    <description>    &lt;br /&gt;
Grâce à &lt;a href=&quot;http://www.christian-faure.net/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Christian
Fauré&lt;/a&gt;, et pour tout ceux qui, comme moi, n'ont pas pu être présents à la
dernière réunion d'Ars Industrialis du 12 Mai dernier, vous pouvez maintenant
&lt;a href=&quot;http://www.christian-faure.net/2007/05/12/reunion-ars-industrialis-du-12-mai-2007/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;l'écouter en ligne&lt;/a&gt;, et ainsi vous individuer psychiquement et
collectivement grâce à ce que l'on peut décrire comme des technologies de la
mémoire ou &amp;quot;hypomnémata&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rappellons que cette manifestation était consacrée au rôle majeur que peuvent
et doivent jouer les établissements d'enseignement dans la formation et la
lutte contre la destruction programmées de l'attention, notamment chez les plus
jeunes et les plus démunis, et pour laquelle j'avais fait &lt;a href=&quot;http://chroniques.a-self.org/post/2007/05/01/Formation-et-destruction-de-lattention-Lavenir-de-nos-etablissements-denseignement-a-lepoque-des-nouvelles-industries-de-programmes-Ars-Industrialis&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;une annonce accompagnée du texte de préparation&lt;/a&gt;. Celui-ci
devrait d'ailleur bientôt devenir une pétition à faire circuler
largement.&lt;br /&gt;
Plus précisément, le thème de la journée était “Éducation et instruments du
savoir”.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Formation et destruction de l’attention - L’avenir de nos établissements d’enseignement à l’époque des nouvelles industries de programmes - Ars Industrialis</title>
    <link>http://chroniques.a-self.org/post/2007/05/01/Formation-et-destruction-de-lattention-Lavenir-de-nos-etablissements-denseignement-a-lepoque-des-nouvelles-industries-de-programmes-Ars-Industrialis</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:371b60e3fd36957264c5aa9c7eadca56</guid>
    <pubDate>Tue, 01 May 2007 13:13:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>soto</dc:creator>
        <category>Techno, Bio et Psycho-Politique</category>
        <category>apprentissage et éducation</category><category>ars industrialis</category><category>attention</category><category>Bernard Stiegler</category><category>organologie</category><category>psycho-politique</category>    
    <description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;quot;Après la deuxième guerre
mondiale – moins d’un siècle après la loi sur l’instruction publique de Jules
Ferry –, système éducatif et médias entrent en concurrence pour capter
l’attention des générations nouvelles.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Vers la fin du XXè siècle,
les industries dites de programmes prennent dans les sociétés industrielles une
place prépondérante, qui transforme en profondeur la vie politique et
l’économie aussi bien que les activités psychiques, cognitives et
affectives.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Aujourd’hui, les conséquences
de ce qui s’avère avoir constitué un véritable conflit entre institutions de
programmes et industries de programmes apparaissent pour ce qu’elles sont : les
établissements d’enseignement s’effondrent les uns après les autres.(...)&amp;quot;&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 16pt; font-variant: small-caps;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 16pt; font-variant: small-caps;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 16pt; font-variant: small-caps;&quot;&gt;Formation et destruction de
l’attention&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 16pt;&quot;&gt;L’avenir de nos établissements d’enseignement&lt;br /&gt;
à l’époque des nouvelles industries de programmes&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
Débat organisé par&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.arsindustrialis.org/&quot;&gt;Ars
Industrialis&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;le 12 mai 2007 à
14heures au théâtre de la Colline&lt;br /&gt;
15 rue Malte Brun, Paris 20°&lt;br /&gt;
entrée libre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;avec les participations
de&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;Denis Kambouchner&lt;br /&gt;
Catherine Perret&lt;br /&gt;
BernardStiegler&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&amp;quot;Après
la deuxième guerre mondiale – moins d’un siècle après la loi sur l’instruction
publique de Jules Ferry –, système éducatif et médias entrent en concurrence
pour capter l’attention des générations nouvelles.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Vers la fin du XXè siècle,
les industries dites de programmes prennent dans les sociétés industrielles une
place prépondérante, qui transforme en profondeur la vie politique et
l’économie aussi bien que les activités psychiques, cognitives et
affectives.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Aujourd’hui, les conséquences
de ce qui s’avère avoir constitué un véritable conflit entre institutions de
programmes et industries de programmes apparaissent pour ce qu’elles sont : les
établissements d’enseignement s’effondrent les uns après les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center&quot;&gt;*&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il en résulte un désastre
psychologique et social dont une conséquence massive est la liquidation de la
faculté cognitive, qui est remplacée par l’habileté informationnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La faculté cognitive est l’un
des liens les plus solides entre le psychique et le social, tel qu’il passe par
la succession des générations, transformée et sublimée par ce que l’on appelle
les disciplines, et qui constitue le savoir. La saturation informationnelle
(appelée à tortcognitive – on parle de &lt;em&gt;cognitive overflow syndrom&lt;/em&gt;,
confondant par là connaissance et information) est au contraire ce qui
désocialise le consommateur d’information, précisément dans la mesure où les
connaissances et les savoirs doivent être psychiquement assimilés en
re-parcourant l’histoire des disciplines, et par là, la genèse et la
transformation des énoncésde savoir – là où l’information est une marchandise
qui peut et doit être consommée, c’est à dire jetable, et jetée : jetée dans
des décharges d’information, qui forment les nouvelles poubelles de
l’histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le savoir individue celui qui
apprend, et qui, par là, se transforme – en intériorisant l’histoire des
transformations individuelles et collectives en quoi un savoir consiste.
L’information diffusée par les industries de programmes est au contraire ce qui
désindividue celui qui la consomme : sa consommation est ce qui l’empêche de la
transformer en savoir. L’information ne peut devenir matière à penser et objet
de savoirs qu’à la condition de faire l’objet de transformations, opérées selon
les règles des disciplines, et qui constituent précisément en cela des
savoirs.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais une telle transformation
de l’information en savoir ne peut se produire que pour autant qu’elle est
aussi la transformation de celui qui transforme cette information.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’éducation, conçue comme
instruction, c’est à dire comme transmission, par des institutions de
programmes, des savoirs ainsi constitués, est ce qui apprend à l’éduqué à
opérer de telles transformations – par où il s’individue. &lt;em&gt;Les industries de
programmes sont au contraire ce qui désapprend ce qui est appris par les
institutions de programmes&lt;/em&gt; : l’apprentissage des disciplines par les
institutions de programmes est la &lt;em&gt;formation d’une attention&lt;/em&gt; à chaque
foisspécifique aux objets de ces disciplines, et les industries de programmes
capturent cette attention en la détournant de ces objets institués que sont les
objets de savoirs, et elles la &lt;em&gt;détruisent&lt;/em&gt; en tant que faculté de
connaître et expérience du savoir.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cette destruction de
l’attention est une désindividuation, et c’est à la lettre une dé-formation :
c’est une &lt;em&gt;destruction&lt;/em&gt; de cette formation de l’individu en quoi
consiste l’éducation (que l’on appelle en allemand la &lt;em&gt;Bildung&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C’est pourquoi la plupart des
innombrables discours qui proposent de réformer l’école commencent par se
tromper d’enjeu : la &lt;em&gt;première&lt;/em&gt; question n’est pas de réformer l’école
et les établissements d’enseignement, elle est de réformer les industries de
programmes, et de leurimposer des finalités nouvelles d’utilité publique au
service de la reconstitution de la faculté de connaître, et, plus généralement,
de la reconstitution de l’attention comme soin pris aux choses, à soi et aux
autres à travers les savoirs : comme souci de l’avenir du monde tel qu’il
constitue la &lt;em&gt;raison&lt;/em&gt; de vivre ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Que l’on doive à partir de là
réformer nos établissements d’enseignement est évident. Mais une telle réforme
ne peut être pensée que depuis la réforme des industries de programmes qui
seule la rendra possible. Et c’est d’autant plus nécessaire et urgent que
celles-ci entrent en ce moment même dans une la mutation qui est engendrée par
les réseaux numériques.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans ce contexte, les
pouvoirs publics, qui sont en charge de l’éducation nationale aussi bien que de
la régulation des industries de programmes, ont aujourd’hui l’extraordinaire
opportunitéde faire en sorte que cette profonde évolution donne à notre société
la chance de reconstituer l’attention qui se forme à travers l’éducation, et
empêche qu’elle ne constitue au contraire le coup de grâce qui transformerait
définitivement cette situation déjà désastreuse enune terrible catastrophe
psychique, sociale, économique et spirituelle.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center&quot;&gt;*&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’actuel état de fait
désastreux en cette matière – et cette matière est le cœur même du processus
évolutif en quoi consiste une société – a fini pardevenir une véritable panique
qui affole de plus en plus les parents et les enseignants, dont les tâches
(celles des parents comme celles des enseignants) peuvent de moins en moins
être assumées face à l’énormité des moyens mis en œuvre par les industries de
programmes, qui s’en trouvent de ce fait même de plus en plus dénuées de toute
vergogne.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C’est un véritable état
d’urgence sociale qui s’est ainsi installé, en sorte qu’il semble possible de
voir partout et à tout moment se déchaîner les conséquences de
&lt;em&gt;l’inattention systématiquement provoquée par les industries de
programmes&lt;/em&gt;. Là sont les véritables causes du climat d’insécurité qui règne
dans les sociétés de ce que certains appellent le « capitalisme culturel »,
c’est à dire le capitalisme où la culture devenue industrie culturelle est mise
au service exclusif de l’organisation de la consommation par la standardisation
des comportements mimétiques les mieux adaptés aux intérêts à court terme de la
production – mais contraires à toute rationalité, c’est à dire à ce qui
constitue un avenir, et à ce que l’on appelle, de nos jours, le « long terme
».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les industries de programmes
canalisent et monopolisent l’attention de ceux qui deviennent ainsi
exclusivement des consommateurs dans la mesure où leurs temps de consciences
sont dé-formés et littéralement anéantis en tant que conscience devenue du «
temps de cerveau disponible », ce qui veut dire que le travail de formation de
l’attention assuré par la famille, par l’école et par l’ensemble des
établissements d’enseignement y est systématiquement défait en vue de produire
un consommateur dénué de cette capacité d’autonomie aussi bien morale que
cognitive que l’on appelle la conscience comme libre arbitre – sans laquelle il
n’y a pas de science autre que ruineuse.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center&quot;&gt;*&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’attention est à la fois,
comme capacité de concentration, une faculté psychique, et, comme soin pris à
soi et à son entourage, une faculté sociale. C’est cette double dimension
&lt;em&gt;indissociablement&lt;/em&gt; psychique et sociale qui fait de l’attention le
socle de toute civilité.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une telle attention est ce
qui se forme par divers types de disciplines, individuelles et collectives,
dont les générations adultes sont en responsabilité de transmettre les savoirs
à leurs plus jeunes congénères. Les sociétés ne sont &lt;em&gt;viables&lt;/em&gt; que pour
autant qu’elles parviennent à former individuellement et collectivement une
telle attention au monde qui se constitue en elles, et à ce qui, en ce monde,
se présente comme sa singularité même en tant que &lt;em&gt;monde en train de se
faire&lt;/em&gt;, mais &lt;em&gt;toujours menacé de se défaire&lt;/em&gt; – faute de quoi un tel
monde ne peut que devenir immonde.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Aujourd’hui, le système
attentionnel est en ruine parce que les médias de masse ont imposé que les
critères du marketing canalisent hégémoniquement l’attention par les
psychotechniques et les psychopouvoirs tout à fait révolutionnaires que les
technologies de l’hallucination audiovisuelle ont rendus possibles, tandis que
l’école et plus généralement le système éducatif se trouvent totalement démunis
devant ces mnémotechnologies – qui relèvent cependant de ce que nous appelons,
dans le Manifeste d’&lt;em&gt;Ars industrialis&lt;/em&gt;, des &lt;em&gt;hypomnémata&lt;/em&gt;. Et si
nous tenons à conserver ce mot grec, c’est parce qu’il est porteur d’une
histoire, et que celle-ci enseigne un savoir.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En l’occurrence, elle
enseigne que c’est par la pratique des &lt;em&gt;hypomnémata&lt;/em&gt; que se constitue,
dans l’antiquité gréco-romaine, la &lt;em&gt;skholè&lt;/em&gt; grecque et l’&lt;em&gt;otium&lt;/em&gt;
romain. Or, comme son nom l’indique, l’école est une telle &lt;em&gt;skholè&lt;/em&gt; :
l’école est ce que le grec appelle &lt;em&gt;to skholèion&lt;/em&gt;. Et lorsque Jules
ferry impose l’instruction publique obligatoire dans le cadre de son entreprise
de laïcisation de l’Etat, il entend permettre à tout petit français de sortir
du monde borné des subsistances dans lequel il est enfermé en tant qu’enfant de
paysan qu’il est très majoritairement pour lui donner accès à un &lt;em&gt;otium&lt;/em&gt;
:l’école moderne est dans le démocratie industrielle l’institution d’un
&lt;em&gt;otium&lt;/em&gt; du peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center&quot;&gt;*&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Apprendre, c’est d’abord
retenir. Et cela signifie que le système éducatif est un dispositif par lequel
les nouvelles générations intériorisent analytiquement et apprennent à
synthétiser les &lt;em&gt;rétentions&lt;/em&gt; accumulées par les générations précédentes.
La « rétention » est le nom phénoménologique de ce qui est en général retenu
par une conscience. Cependant, la rétention est une opération qui s’apprend,
comme le montre par exemple l’expérience si scolaire de la récitation. Et ce
que montre cette expérience, c’est que les rétentions sont toujours
mnémo-techniquement constituées.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;D’une façon générale,
l’éducation, en toute société, est ce qui repose sur l’intériorisation de
telles mnémotechniques – que ce soit par des rituels,pardes cultes, ou par des
enseignements. L’&lt;em&gt;otium&lt;/em&gt; du peuple institué par Jules Ferry est ce qui
repose sur une intériorisation systématique de la mnémotechnique qui fonde le
savoir occidental : la lettre. Et &lt;em&gt;alphabétiser&lt;/em&gt;, comme cet infinitif
l’indique si clairement, c’est transformer les capacités attentionnelles des
jeunes générations en leur faisant acquérir une capacité rétentionnnelle
commune, qui estégalement commune à toutesles disciplines qui constituent en
cela &lt;em&gt;le&lt;/em&gt; savoir. Cette capacité rétentionnnelle commune est la lettre
par laquelle les jeunes générations peuvent dès lors accéder &lt;em&gt;à la
lettre&lt;/em&gt; à ce qui s’est rétentionnellement accumulé sous forme d’ouvrages et
comme disciplines des savoirs constitués, et dont la transmission instituée est
la condition de leur enrichissement par le renouvellement de jeunes générations
lettrées – c’est à dire mnémotechniquement (hypomnésiquement) appareillées et
formées.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un tel renouvellement des
savoirs par le renouvellement des générations est ce qui est rendu possible par
le fait que l’intériorisation institutionnelle des rétentions est ce qui ouvre
des possibilités d’anticipation, ce que Husserl appelle des protentions. Les
protentions qui se forment ainsi par la transmission des rétentions forment des
capacités d’attention à la fois psychique et sociale qui fondent des
possibilités d’individuations singulières, inédites et porteuses de désirs et
d’anticipations. Ce sont ces possibilités qui sont porteuses de l’avenir des
savoirs – qui restent toujours à venir : la science est intrinsèquement
inachevée parce que le monde ne cesse de se faire et de se défaire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La construction de
l’attention est donc ce qui consiste dans l’intériorisation de rétentions en
vue de former des compétences protentionnelles – c’est à dire des individus
dotés de cette forme d’attention que l’on appelle la conscience, et qui n’est
pas une faculté donnée à la naissance, mais une construction sociale, et qui
reposetoujours sur l’intériorisation d’une mnémotechnique. Tout notre héritage
académique s’est ainsi constitué sur la base d’une culture de la lettre
commetechnique rétentionnelle des lettrés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cependant, à l’époque
moderne, il a perduré dans l’ignorance profonde – sinon dans le mépris – des
nouvelles formes de mnémotechnologies issues des appareils analogiques puis
numériques. De plus, tout notre héritage métaphysique et épistémologique a
consisté à déniersystématiquement, à la suite d’une injonction venue de Platon,
et de son dialogue &lt;em&gt;Phèdre&lt;/em&gt;, le caractère hypomnésique (c’est à dire
mnémotechnique, et en cela matériel) de la vie de l’esprit – au risque de voir
s’effondrer la « valeur esprit », et sans rien y pouvoir faire, comme le
pressent Paul Valéry.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Autrement dit, l’impuissance
publique face à l’effondrement de nos établissements d’enseignement procède
largement d’une dénégation, par le monde intellectuel, du caractère
mnémotechnique et hypomnésique des savoirs sous toutes leurs formes – tandis
que la domination des industries de programmes sur les institutions de
programmes procèdent d’une maîtrise empirique des psychotechniques qui
constitue les mnémotechnologies contemporaines, et forment le psychopouvoir qui
parachève le biopouvoir analysé par Michel Foucault.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center&quot;&gt;*&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nous pensons que cette
situation n’a rien d’une fatalité. Mais nous pensons aussi que les discours
habituels pour « repenser l’école » négligent gravement ces aspects – qui sont
les toutes premières questions qui doivent être mises au cœur du nouveau projet
d’économie politique nationale et européenne dont notre pays a le plus grand
besoin – et doivent donc être dépassés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La France sera bientôt
gouvernée dans le cadre d’un nouveau mandat présidentiel et de nouveaux mandats
législatifs. Nous appelons les nouveaux responsables qui seront issus des
scrutins à venir à organiser dès l’automne prochain un débat public très large
et très approfondi sur les enjeux de la destruction de l’attention induits par
le développement incessant des industries de programmes. Nous appelons
également la population française, et en particulier les parents et les
enseignants, à signer massivement cet appel. Nous constituerons dans les
semaines qui viennent un comité de vigilance qui se chargera d’adresser des
questions aux autorités en charge de cette situation d’ensemble, de recueillir
leurs réponses, et de les faire connaître pardiverses voies.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p&gt;[Srce : Communiqués Ars Industrialis, 1er mai 2007].&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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Industrialis&lt;/a&gt;, ou s'abonner directement : &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://lists.sopinspace.net/cgi-bin/mailman/listinfo/commai&quot;&gt;http://lists.sopinspace.net/cgi-bin/mailman/listinfo/commai&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;

&amp;gt; A écouter en complément, sur la &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.arsindustrialis.org/activites/podcasting&quot;&gt;page podcasting&lt;/a&gt; :
Conférence de Bernard Stiegler du 28 mars 2007 en Mp3 : &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.arsindustrialis.org/media/070328bs.mp3&quot;&gt;Sur l'avenir de nos
établissements d'enseignement d'un point de vue organologique&lt;/a&gt; - Conférence
prononcée dans le cadre du séminaire Trouver de nouvelles armes - Pour une
polémologie de l'esprit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Hypomnemata - Ecoutez Bernard Stiegler, çà fait du bien !</title>
    <link>http://chroniques.a-self.org/post/2007/03/28/Hypomnemata-Ecouter-Bernard-Stiegler</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:5f09e96e9d27cc4a819d96b6f41182f9</guid>
    <pubDate>Wed, 28 Mar 2007 15:12:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>soto</dc:creator>
        <category>Techno, Bio et Psycho-Politique</category>
        <category>ars</category><category>ars industrialis</category><category>Bernard Stiegler</category><category>conscience</category><category>mots</category><category>podcasting</category><category>politique</category><category>son</category><category>symbolique</category><category>technique</category><category>épistémologie</category>    
    <description>    &lt;br /&gt;
Deux pages pour écouter le(s) discours passionnant de Bernard Stiegler, qui
refonde la philosophie et le politique sur la question de la technique et de
l'esthétique, et analyse l'impact catastrophique du &amp;quot;déchaînement&amp;quot;
technologique et médiatique actuel sur nos consciences et nos comportements
:&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Sur le site d'Ars Industrialis : &lt;a href=&quot;http://www.arsindustrialis.org/Members/bstiegler/podcastingbs/view&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Conférences en MP3&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Blogue de Christian Fauré : &lt;a href=&quot;http://www.christian-faure.net/bernard-stiegler/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Enregistrements de Bernard Stiegler&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
Il en va en effet de ce que nous sommes (individuation collective), de ce que
je suis (individuation psychique) et de ce que nous utilisons et qui nous
utilise (individuation technique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
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